Madagascar s’apprête à examiner les enjeux liés à la gouvernance de ses ressources naturelles. Les 20 et 21 août, à Ankerana, la Plateforme des organisations de la société civile sur les industries extractives (OSCIE) organise des assises nationales consacrées aux secteurs minier, pétrolier et gazier.
La rencontre va réunir des représentants issus des 24 régions du pays ainsi que des spécialistes de plusieurs domaines, notamment la géopolitique des ressources, l’environnement et les droits humains. Ces assises doivent permettre d’examiner la place des industries extractives dans l’économie malgache, mais également leurs conséquences sociales et environnementales. Les discussions porteront notamment sur la contribution des activités minières, pétrolières et gazières au développement économique et social. La question de la rentabilité des filières et de leur capacité à générer des revenus pour l’État et les populations figurera parmi les sujets abordés. En parallèle, les participants devront s’intéresser aux effets de ces activités sur les communautés locales, les conditions de vie et les écosystèmes.
Selon l’OSCIE, ces assises constituent un « espace de dialogue, de concertation et de réflexion » autour des différentes perspectives relatives à la gouvernance des ressources extractives. L’organisation souhaite ainsi favoriser la confrontation des analyses entre les différents acteurs et faire émerger des propositions sur l’avenir du secteur. La rencontre ne se limitera toutefois pas à un état des lieux. Les organisations participantes souhaitent parvenir à une position commune sur les orientations à privilégier en matière de gouvernance des ressources naturelles. Cette démarche intervient dans un contexte où la gestion des revenus issus des industries extractives, la transparence des activités et la répartition des bénéfices constituent des enjeux récurrents dans les débats publics.
Les travaux devraient aboutir à l’élaboration d’un Livre blanc. Ce document aura vocation à rassembler les principales conclusions et propositions formulées au cours des assises. La société civile entend s’en servir comme outil de réflexion et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics, notamment dans l’évolution du cadre réglementaire et des politiques publiques relatives au secteur extractif. Pour l’OSCIE, la société civile doit pouvoir participer au débat en tant que force de proposition. L’objectif affiché est de formuler des orientations visant à améliorer la gouvernance des ressources minières, pétrolières et gazières, tout en tenant compte des intérêts économiques du pays, des droits des populations et de la protection de l’environnement.
"À travers ces deux journées de réflexion, les participants chercheront ainsi à mettre en perspective les opportunités et les risques liés à l’exploitation des ressources naturelles. Au-delà des intérêts économiques immédiats, les discussions devraient également poser la question de la durabilité des choix actuels et de leur impact sur les générations futures", ont également fait savoir les organisateurs.


