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TRANSPORTS | Base de la relance selon les bailleurs



Les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels se trouve la Banque mondiale, soutiennent que Madagascar ne pourrait acter la relance de son économie sans améliorer la qualité de son secteur des transports, notamment sur le plan infrastructurel.

Les rapports publiés ces derniers mois rappellent que la Grande Ile souffre toujours  de la petitesse et du mauvais état de son réseau routier (32 000 km de linéaire). S’ajoute à cela les spécificités géographiques marquées par la présence de montagnes et de forêts côtières denses qui font augmenter les coûts des travaux. Sans oublier les impacts des catastrophes naturelles sur les infrastructures.

Les autres équipements sont également jugés trop peu développés. Le réseau ferroviaire de 845 km à écartement métrique est qualifié de « modérément opérationnels » et les 17 ports maritimes peu performants dans la mesure où celui de Toamasina traite 80% des marchandises qui entrent ou partent du pays. Les 400 km de voies navigables et les aéroports (12 principaux et 44 secondaires) ne contribuent que faiblement à dynamiser l’économie. « Beaucoup de ces installations sont actuellement non opérationnelles ou ont besoin d'être réhabilitées ou agrandies, faute d'entretien et d'investissements appropriés », a-t-on indiqué.

La Banque mondiale dit avoir plus orienté ses investissements (plus de 700 millions USD) vers le secteur des transports depuis quelques années pour contribuer à relancer l’économie en reliant les régions qui ont un retard infrastructurel. Ceci afin de rompre l'isolement des poches d'habitat dispersées et des marchés qui les desservent.

Pour Ziad Nakat, spécialiste principal des transports auprès de l’institution de Bretton Woods, l’ambitieux projet de la Banque pour transformer le secteur des transports aura pour impact de faciliter l’accès aux marchés et aux services dans les différentes régions, tout en intégrant des caractéristiques permettant de maximiser les avantages socioéconomiques des routes pour les communautés rurales adjacentes.

Selon des données officielles rapportées par la Banque, de nombreux facteurs compliquent le développement des infrastructures de transport sur l’île. Dans ce contexte, elle estime qu’il est « nécessaire d’investir des ressources importantes (plus de 3 milliards USD pour les deux ans à venir), sans toutefois de garantie réelle de retour sur investissement à court terme ». Une telle situation rend compliquée la mobilisation de capitaux mais les bailleurs de fonds soutiennent que c’est le seul moyen de remettre l’économie sur les rails.

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