Le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), sous la conduite du Ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, a engagé une série d’échanges stratégiques avec plusieurs partenaires techniques et institutionnels afin de renforcer la gestion de la dette publique. "Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des finances publiques et de consolidation de la stabilité macroéconomique", a-t-on expliqué.
Au cœur des discussions figurait l’amélioration du cadre de gestion de la dette, un levier essentiel pour garantir la soutenabilité budgétaire et préserver la crédibilité financière de l’État. Dans cette perspective, des points focaux ont été désignés au sein des différents départements concernés. Leur mission : contribuer activement à l’élaboration d’une stratégie de gestion de la dette à moyen terme ainsi qu’à la préparation du plan annuel de financement. Cette démarche vise à assurer une meilleure coordination entre les entités impliquées et à renforcer la cohérence des décisions relatives à l’endettement public.
L’un des axes majeurs de cette réforme repose sur le développement d’une plateforme intégrée de gestion de la dette. Cet outil numérique permettra de centraliser les données, d’améliorer la traçabilité des opérations et de sécuriser les processus. Grâce à cette digitalisation, le MEF entend réduire les risques d’erreurs, optimiser le suivi des engagements financiers et disposer d’informations actualisées pour appuyer la prise de décision. La modernisation technologique apparaît ainsi comme un pilier fondamental d’une gestion plus transparente et efficace.
Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de renforcer la gestion des risques budgétaires. Une attention particulière a été accordée à l’analyse des engagements liés aux entreprises publiques. Ces engagements, souvent porteurs de risques contingents pour l’État, doivent être mieux identifiés, évalués et intégrés dans la loi de finances. L’objectif est d’améliorer la visibilité sur les passifs potentiels et d’éviter les déséquilibres budgétaires imprévus. Cette approche proactive traduit la volonté des autorités de consolider la discipline budgétaire et de prévenir les vulnérabilités financières.
Par ailleurs, l’adoption d’une nouvelle loi sur la gestion de la trésorerie marque une étape majeure dans la modernisation du cadre juridique. Cette réforme prévoit notamment la mise en place du Compte Unique du Trésor, un mécanisme destiné à centraliser les ressources publiques et à optimiser la gestion de la liquidité de l’État. En renforçant la coordination avec la Banque centrale, ce dispositif contribuera à une meilleure prévision des flux financiers et à une gestion plus efficiente des disponibilités. Il permettra également de limiter les coûts liés au financement à court terme. Dans la même dynamique, le développement d’une plateforme digitale dédiée à la gestion des titres publics vise à moderniser les modalités de souscription aux bons du Trésor. En simplifiant les procédures et en favorisant l’accès au marché, cette innovation devrait dynamiser le marché intérieur des capitaux et élargir la base des investisseurs.


