Le stock de la dette publique totale de Madagascar s'élève à 7,3 milliards de dollars au 31 décembre 2025, ce qui représente environ 37 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Ce ratio est vu par les économistes comme un indicateur de viabilité économique essentiel, montrant que malgré une augmentation du volume de la dette, celle-ci reste dans des proportions maîtrisées par rapport à la richesse produite par le pays.
La structure de la dette malgache est fortement orientée vers l'extérieur : 85 % de la somme est due à des créanciers étrangers, contre seulement 15 % de dette intérieure. L'année 2025 a été marquée par la signature de 13 conventions de prêts pour un montant total de 879,5 millions de dollars. Cependant, un phénomène notable de gel des engagements a été observé au dernier trimestre 2025, aucune nouvelle convention n'ayant été signée entre octobre et décembre. La hausse du stock de la dette extérieure, qui est passé de 5,5 à près de 6,2 milliards de dollars en un an, s'explique principalement par deux facteurs techniques. D'une part, les décaissements importants liés aux projets de l'IDA (Banque mondiale) et, d'autre part, la variation du taux de change de l'Ariary.
Selon toujours les explications fournies, ces financements extérieurs sont les moteurs des grands chantiers d'infrastructure et de développement social du pays. A noter en outre que l’année 2025 aura été significative pour la gestion des finances publiques à Madagascar, avec la conclusion de treize accords de financement extérieur par l’Etat. D’après les données publiées en mars par la Direction générale du Trésor, le montant cumulé de ces engagements atteint 879,5 millions de dollars, illustrant le recours continu aux partenaires internationaux pour soutenir les investissements nationaux. Un fait notable ressort toutefois de cette période : un arrêt complet des nouvelles signatures de prêts durant le dernier trimestre.
Il faut constater en effet qu'entre octobre et décembre, aucune convention n’a été contractée, traduisant une phase de pause stratégique dans la politique d’endettement, sans pour autant remettre en cause le volume global enregistré sur l’ensemble de l’année. Dans ce contexte, les autorités financières affirment poursuivre leur objectif de concilier mobilisation de ressources extérieures et maîtrise de l’endettement, afin de garantir la soutenabilité des finances publiques tout en accompagnant le développement économique du pays.


