Présent dans 17 pays africains, dont Madagascar, le groupe Orange poursuit sa transformation en Afrique avec une stratégie qui dépasse largement le cadre traditionnel des télécommunications. À l’occasion du Sommet Africa Forward organisé à Nairobi, au Kenya, l’opérateur français a dévoilé une nouvelle initiative ambitieuse destinée à renforcer l’employabilité des jeunes sur le continent grâce au numérique à travers la multiplication des "Orange Digital Centers".
Face à une population africaine jeune et en forte croissance, Orange entend faire de la formation aux métiers du digital un levier majeur d’inclusion économique et sociale. Le groupe ambitionne ainsi de former plus de 3 millions de jeunes Africains d’ici 2030 dans des domaines porteurs tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud computing ou encore l’entrepreneuriat numérique. Ces formations seront gratuites, certifiantes et accessibles à travers un vaste réseau d’infrastructures éducatives spécialisées. Pour atteindre cet objectif, Orange prévoit l’ouverture de 50 nouveaux Orange Digital Centers, portant leur nombre total à 100 en Afrique et au Moyen-Orient. Ces centres ont pour vocation de démocratiser l’accès aux compétences numériques tout en répondant aux besoins croissants des entreprises en matière de talents qualifiés.
Selon les explications fournies, ces centres proposeront des parcours de formation adaptés aux évolutions rapides du marché du travail et aux nouvelles exigences de l’économie numérique. Le dispositif s’appuiera également sur des partenariats académiques stratégiques. Orange collabore déjà avec plus de 167 universités à travers le continent et compte renforcer cette dynamique grâce à des plateformes internationales d’apprentissage comme Coursera. Cette approche vise à rapprocher davantage les systèmes de formation des réalités économiques et professionnelles afin de faciliter l’insertion des jeunes diplômés. Au-delà de la formation, le groupe français souhaite également soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation.
Orange prévoit ainsi d’accompagner plus de 500 start-up d'Afrique et de l'océan Indien d’ici 2030. Cette ambition s’appuie sur une expérience déjà solide puisque plus de 400 jeunes entreprises ont été soutenues par le groupe ces dernières années. Les secteurs ciblés concernent notamment la fintech, la santé numérique, l’agriculture connectée ou encore le commerce électronique, des domaines considérés comme stratégiques pour le développement économique du continent. L’objectif affiché est de transformer les compétences acquises en véritables opportunités économiques et favoriser la création d’emplois durables. Cette volonté se traduit notamment par des programmes concrets comme « Master Repair », développé en partenariat avec la GIZ. Ce projet forme des jeunes aux métiers techniques liés à la réparation d’équipements électroniques ainsi qu’à l’installation et à la maintenance de solutions énergétiques et de connectivité.
À mi-parcours, le programme affiche déjà des résultats encourageants. Plus de 285 jeunes ont acquis des compétences techniques opérationnelles grâce à cette initiative. Orange met également l’accent sur l’inclusion sociale puisque 26 % des bénéficiaires sont des femmes et près d’un tiers sont des personnes en situation de handicap. Le projet entre désormais dans une nouvelle phase consacrée à l’insertion professionnelle, avec un accompagnement renforcé vers l’emploi salarié ou l’auto-emploi. "À travers cette stratégie globale, Orange confirme sa volonté de jouer un rôle actif dans le développement socio-économique de l’Afrique. En combinant formation, accompagnement entrepreneurial et insertion professionnelle, le groupe entend contribuer à relever l’un des plus grands défis du continent : offrir des perspectives d’avenir à une jeunesse toujours plus nombreuse", a-t-on aussi fait savoir.


