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CACAO DE MADAGASCAR | Reconnu « 100 % Fine or Flavor »

Madagascar a intégré le cercle restreint des pays dont le cacao est reconnu à 100 % comme « Fine or Flavor » par l’Organisation internationale du cacao (ICCO).


Madagascar a intégré le cercle restreint des pays dont le cacao est reconnu à 100 % comme « Fine or Flavor » par l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Cette distinction, accordée à un nombre limité de pays producteurs, reconnaît la qualité aromatique exceptionnelle du cacao malgache et constitue une avancée majeure pour une filière qui mise davantage sur la qualité que sur les volumes de production.


Cette reconnaissance est le résultat des démarches entreprises par le Conseil national du cacao (CNC), en collaboration avec les différents acteurs de la filière. Elle confirme les caractéristiques spécifiques du cacao cultivé principalement dans la vallée du Sambirano, dans le nord-ouest de Madagascar, réputée pour produire des fèves aux qualités aromatiques recherchées par les fabricants de chocolat haut de gamme. L’obtention du statut « 100 % Fine or Flavor » marque une nouvelle étape pour le secteur. Désormais, le cacao malgache est appelé à être davantage considéré comme un produit d’origine à forte valeur ajoutée plutôt que comme une simple matière première soumise aux fluctuations des cours internationaux du cacao standard. Cette évolution renforce la stratégie adoptée par la filière, qui privilégie la valorisation de la qualité et de l’identité du produit face aux grands producteurs mondiaux de cacao de masse, notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana.


Selon les responsables de la filière, la compétitivité de Madagascar repose sur la rareté de sa production, ses qualités organoleptiques et son origine reconnue. L’objectif est de faire en sorte que cette spécificité soit prise en compte tout au long de la chaîne de valeur, afin que les prix rémunèrent davantage la qualité du produit que les seules variations du marché mondial. Dans cette perspective, Madagascar poursuit également sa participation aux discussions internationales consacrées au développement de la filière cacao. Lors d’une récente rencontre organisée à Bruxelles, la délégation malgache a défendu l’idée que les exigences croissantes en matière de durabilité doivent s’accompagner d’une meilleure rémunération des producteurs.


Le directeur exécutif du Conseil national du cacao, Grégory Rabeson, estime que la durabilité de la filière ne peut être dissociée des conditions économiques des producteurs. Selon lui, « le cacao durable est une illusion si l’on ne garantit pas, en priorité, une rémunération juste aux producteurs qui préservent cette qualité exceptionnelle au quotidien ». Il souligne également la nécessité de poursuivre les efforts de structuration de la filière afin de faciliter l’accès aux marchés les plus exigeants, notamment au sein de l’Union européenne. Le développement du cacao premium malgache repose aussi sur le renforcement des mécanismes de traçabilité et de contrôle de la qualité. La géolocalisation des plantations, les analyses réalisées par des laboratoires spécialisés ainsi que l’adaptation aux normes sociales et environnementales internationales figurent parmi les priorités identifiées par le CNC.


"À travers ces initiatives, les autorités de la filière souhaitent faire de cette reconnaissance internationale un levier de développement économique. L’objectif est que la distinction accordée par l’ICCO se traduise concrètement par une meilleure valorisation du cacao malgache, une augmentation des revenus des producteurs et un renforcement de la résilience des économies rurales dépendantes de cette culture d’exportation", a-t-on aussi fait savoir  suite à récente rencontre tenue en Belgique.