Le Dr. Perlinot Herindrainy est à la tête du Projet de détection et de surveillance des maladies infectieuses (Infectious Disease Detection and Surveillance, IDDS) de l'USAID. La représentation à Madagascar de l’agence américaine a consacré cette semaine un coup de projecteur à ce discret scientifique qui joue pourtant, avec son équipe, un rôle de premier plan dans le monde peu connu des recherches et développement au profit de la santé publique à Madagascar en général et le domaine de l’épidémiologie en particulier.

« L'une des clés pour arrêter une épidémie de maladie est de la repérer tôt. L ' IDDS a commencé à travailler à Madagascar en mars 2020 et aide le ministère en charge de la Santé à améliorer l’approche d’identification et de suivi des épidémies de maladies dans tout le pays », a confié le Dr. Perlinot Herindrainy qui a ajouté que l’objectif du Projet qu’il dirige est de permettre à Madagascar de disposer d’un système de suivi et de diagnostic performant, fournissant des données fiables pour affiner les décisions et augmenter la qualité des interventions. 

Selon le portrait  dressé par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), le Dr Perlinot Herindrainy est un médecin épidémiologiste. Il est titulaire d'un Master 2 en Médecine Tropicale et Santé Internationale. Il devient coordinateur du projet BIRDY à Madagascar en septembre 2012, dont l’activité est consacrée à « l’étude cohorte pédiatrique multicentrique dans les pays à faible revenu ». Trois pays participent au projet dont l'objectif principal est d'estimer le taux d'incidence des infections par des bactéries résistantes aux antibiotiques chez les nouveau-nés et les jeunes enfants de 2 ans et moins. 

Doctorant en santé publique à l'Université Paris Saclay, sous la direction d'Elisabeth Delarocque-Astagneau, il a soutenu en 2018 sa thèse dont le thème était : « Epidémiologie et transmission mère-enfant des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (E-BLSE) à Madagascar ». Une soutenance effectuée dans le cadre de École doctorale Santé Publique (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne) en partenariat avec Biostatistique, Biomathématique, Pharmacoépidémiologie et Maladies Infectieuses (Villejuif) et l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.