Les acteurs de la chaîne de valeur de la filière huiles essentielles, l’Etat et les différents partenaires comptent se regrouper au sein d’une plateforme. L’objectif est de mieux s’organiser afin d’améliorer la gouvernance de la filière pour assurer sa durabilité et booster sa compétitivité.

C’est le 9 décembre dernier que le Groupement des Exportateurs d’Huiles essentielles, Extraits et oléorésines de Madagascar (GEHEM) a signé avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) la convention qui  acte le projet commun de mise en place d’un Conseil National des huiles essentielles, extraits et oléorésines. 

Par l’intermédiaire de ses représentants par région et en collaboration avec les directions régionales du département en charge de l’Environnement et du Développement Durable, le GEHEM souhaite réunir tous les acteurs de la filière huiles essentielles, extraits et oléorésines, au sein de ce Conseil National. « Il s’agit de valoriser de manière durable nos ressources naturelles car Madagascar dispose de divers produits qui constituent un potentiel économique, social et environnemental. La filière huiles essentielles pourra devenir un pilier de l’économie verte au service du développement durable du pays », a soutenu le groupement.

Il a également été indiqué que le partenariat avec le Ministère de l’Environnement se fonde sur trois plans dont le plan juridique et gouvernance visant à mettre en place un cadre légal, réglementaire et de gouvernance claire et uniforme sur tout le territoire malagasy afin de promouvoir la transition des sociétés informelles vers le formel ; mais également la révision de la fiscalité et la parafiscalité applicables à la filière. 

Le second plan concerne le volet énergétique et environnemental dans lequel est mentionné un reboisement à grande échelle afin d’arriver à l’autonomie énergétique, la recherche de solutions et de substitutions à l’utilisation du bois de chauffe, et la mise en place d’un cahier de charges unique dans la fabrication d’alambics. Enfin, le troisième plan vise à promouvoir le label naturel bio et durable Vita Malagasy, notamment par rapport aux huiles essentielles et huiles végétales.