Le président du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), la principale plateforme patronale du pays, Thierry Rajaona, a été reçu cette semaine par Gisèle Ranampy, ministre en charge du Travail, dans le contexte actuel marqué par la refonte de l’actuel code du travail qui date de 2003. Occasion pour le patron des patrons de maintenir la pression sur les décideurs publics.

Le GEM n’a pas l’intention d’être mis devant le fait accompli sur ce dossier que l’un de ses membres de longue date qualifie de hautement stratégique. Selon le fondateur du cabinet FTHM qui a pris la tête de la plateforme en 2019, son groupement s'est impliqué dès le départ dans tous les travaux en rapport à la redéfinition des dispositions et à la confection d'un projet de texte avec les représentants des travailleurs et ceux de l’État. 

Pour le président du GEM, le passage du texte élaboré au sein de la Commission de Réforme du Droit des Affaires est capital dans la mesure où la législation du travail a une « incidence économique ». Le 9 novembre dernier, lors de sa rencontre avec le ministre en charge de la Justice, Herilaza Imbiki, Thierry Rajaona avait déjà laissé entendre que le patronat surveille comme le lait sur le feu les réformes en projet touchant aux textes régulant le monde des affaires.

A savoir que depuis qu’elle a recouvré son indépendance, en 1960, la Grande Ile de l’océan Indien a changé quatre fois de code du travail. Mais le pays a toujours peiné à mettre en place ou à faire évoluer les textes réglementaires d’application, pour les mettre en cohérence avec les codes. On notera également que des groupes de pression s’activent actuellement afin que soit prise en compte la vingtaine de recommandations du Bureau International du Travail qui a intégré le processus en février dernier.  
Source : Focus Océan Indien