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« MADAGASCAR MAI 72 » | Une journée d’étude à l’Inalco



Dans le cadre du 50e anniversaire des événements de Mai 72 à Madagascar, une journée d’étude sera organisée par le Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques - CESSMA (Inalco, Université Paris Cité, IRD) ce 13 avril.

La journée réunira les chercheurs de différentes disciplines, établis en France et à Madagascar. Elle met le focus sur les événements historiques de mai 72 à Madagascar et les pose comme objet principal d’étude afin d’ouvrir et d’explorer de nouvelles perspectives de recherche.

Selon les organisateurs, l’événement s’inscrit dans une double perspective sociolinguistique et historique, vise, au-delà de la commémoration, l’exploration de nouvelles perspectives de recherches en histoire, en sociolinguistique, en anthropologie et à d’autres champs qui permettent de mettre en relation les disciplines scientifiques.
 
Mai 1972, une époque historique appelée aussi « la révolution » ou « la deuxième indépendance » par plusieurs historiens, est aussi qualifiée d’invention locale dans l’occupation de l’espace urbain et la prise de parole en province pour le collégien malgache de cette époque. On parle également de révolte et que beaucoup de choses se nouent autour de la question de la langue, centrale à Madagascar, productrice d’identités déchirées, de consciences malheureuses et objet d’une « politisation à outrance ». 

Irène Rabenoro (1995) dans sa thèse d'État intitulée Le vocabulaire politique malgache pendant les évènements de Mai 1972, s'intéresse quant à elle, aux apports linguistiques de cette époque et dans le cadre d'une analyse du discours politique, aux mentalités et aux valeurs qui ont prévalu. En effet, différents modes d’expression ont foisonné dans l’espace public (écrits, dessins, affichages, chansons, etc.) à cette époque où appréhender la réalité en malgache est devenue une nécessité. 

On s’aperçoit par ailleurs que dans la mémoire collective, ces événements semblent se réduire à la Place du 13 mai à Antananarivo, « Kianjan’ny 13 mai », ce lieu emblématique, situé devant l’Hôtel de Ville, connu depuis 1972 pour être l’espace urbain de contestation. Cette journée d’étude s’articule autour des interrogations qui portent sur les événements eux-mêmes, sur les mises en mots de ceux qui les ont vécus en tant qu’acteurs et sur les regards portés sur ces événements. 

La journée se déroulera ainsi en trois temps intitulés respectivement « Faits et mémoires », « Dire, se dire, s’exprimer » et « Lectures contemporaines et mises en mots du Mai 72 ». On sait en outre que l'événement sera illustré par une exposition de photos et suivi d'une vente d'ouvrages des éditeurs l'Hémisphères et l'Harmattan.

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