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FINANCEMENTS ROUTIERS | La Banque mondiale plus souple



L’institution de Bretton Woods a décidé de débloquer des fonds importants pour le secteur routier malgache tout en adoptant une approche plus flexible notamment au niveau de l’affectation des financements. Ces deux dernières années, le portefeuille de la Banque mondiale pour les routes et les transports à Madagascar est monté à 740 millions de dollars.  

Avec le Projet de connectivité pour l'amélioration des moyens de subsistance en milieu rural (140 millions de dollars) approuvé en 2019, le Projet de durabilité du secteur routier - RSSP (200 millions de dollars) approuvé en 2021, et le Projet de connecter Madagascar pour une croissance inclusive (400 millions de dollars) approuvé en mars 2022, la Banque mondiale accélère pour améliorer le réseau routier du pays.

« Les réseaux routiers de Madagascar figurent parmi les moins développés au monde. La densité routière n'est que de 5,4 km par 100 km2, et la plupart de ses routes nationales et locales sont en terre battue et en mauvais état. Son indice d'accessibilité rurale (mesuré par la part de la population rurale qui vit à moins de 2 km d'une route praticable en toute saison) est de 11,4 %, parmi les plus faibles au monde, ce qui signifie que 17 millions d’habitants ruraux malgaches ne sont pas connectés », a constaté cette institution.

De plus, le pays, et en particulier son infrastructure routière, est très vulnérable aux cyclones. En 2019, après le passage du cyclone Idai et pour son premier voyage à l'étranger, le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, s'est rendu à Madagascar et a discuté des priorités de développement avec le chef de l’Etat et le gouvernement, parmi lesquelles le secteur des routes et des transports, a-t-on aussi rapporté.

La Banque mondiale a alors approuvé le Projet d’appui à la connectivité des transports pour réhabiliter 148 km et deux ponts le long des routes nationales RN44 et RN12A ; et 500 km de routes locales à proximité des deux routes pour assurer l'accès au dernier kilomètre aux villages voisins. Ce projet finance également la mise en place de kiosques d'information numérique pour permettre aux agriculteurs d'accéder en temps réel aux prix et à la demande des marchés. 

Les travaux de la phase 2 de la RN44, un tronçon de 73 km, sont en cours et devraient être achevés en juillet 2023, tandis que les travaux de la RN12A ont commencé. Une fois achevé, le projet devrait bénéficier à 600 000 personnes et réduire le temps de trajet entre Fort-Dauphin et Vangaindrano de 24 heures à 8 heures. Il devrait également améliorer l'accès routier à 125 écoles et 45 centres de santé, et doubler la production agricole de certains produits comme le litchi.

« Nous savons qu'investir dans la connectivité des transports est essentiel pour développer les économies rurales et améliorer les moyens de subsistance des populations rurales. Nous pouvons voir comment la vie des citoyens a changé, et plusieurs études ont montré les liens étroits entre l'amélioration de la connectivité des routes et des transports, et la croissance économique et la réduction de la pauvreté », a indiqué la Banque mondiale qui affirme privilégier une vision multimodale à long terme. 

Selon toujours les explications fournies, ces projets sont également conçus avec la flexibilité nécessaire pour répondre rapidement aux urgences. Ainsi, cette année, Madagascar a dû faire face à quatre tempêtes et cyclones dévastateurs, qui ont affectés plus 500,000 personnes, et la Banque a décidé de réaffecter 100 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents de reconstruction des infrastructures. Une souplesse au niveau de l’approche qui rencontre un écho favorable de la part des décideurs publics malgaches.

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