Madagascar et le Système des Nations Unies (SNU) ont réaffirmé leur engagement commun en faveur du développement durable et de la transformation structurelle du pays. Cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre de la Politique générale de l’État pour la refondation (PGE-R), soutenue par le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (CF 2024-2028).
La réunion annuelle du Comité de pilotage conjoint du Plan-cadre s’est tenue dernièrement dans ce contexte stratégique. Elle a été coprésidée par le Ministère de l’Économie et des Finances, représenté par son Secrétaire général, Iouri Garisse Razafindrakoto, et par le Coordonnateur résident du SNU à Madagascar, Anthony Ngororano. Cette rencontre a rassemblé des représentants gouvernementaux, des chefs d’agences onusiennes, ainsi que des partenaires internationaux, du secteur privé et de la société civile. Le Comité de pilotage conjoint constitue une plateforme essentielle pour assurer le suivi du partenariat entre l’État malagasy et les Nations Unies. Il vise à renforcer la coordination entre les différents acteurs, à améliorer la cohérence des interventions et à garantir une mise en œuvre efficace des engagements communs.
Dans un contexte marqué par des défis économiques et climatiques croissants, cette synergie apparaît plus que jamais nécessaire. Au cours de la réunion, plusieurs points clés ont été examinés. Les participants ont passé en revue les principales réalisations du SNU et de ses partenaires pour l’année 2025, mettant en avant des avancées significatives dans des domaines variés. Parmi ceux-ci figurent la gouvernance, la protection sociale, l’autonomisation des femmes, l’inclusion des personnes handicapées, la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et l’innovation au service du développement. Ces résultats illustrent l’impact concret des actions conjointes sur les conditions de vie des populations.
La rencontre a également permis d’identifier des bonnes pratiques et des innovations adaptées à un environnement marqué par une transition institutionnelle, des contraintes macroéconomiques et une intensification des risques climatiques. Toutefois, des défis persistants subsistent, notamment en matière de financement, de coordination sectorielle et de renforcement de la résilience des communautés face aux chocs. Dans son intervention, Iouri Garisse Razafindrakoto a insisté sur l’importance de l’efficacité de l’action publique. Il a rappelé que, dans un contexte de ressources limitées et d’attentes élevées de la population, chaque projet doit produire des résultats mesurables et concrets. Cette exigence d’efficacité constitue un pilier central des réformes engagées par l’État malagasy.
De son côté, Anthony Ngororano a souligné l’évolution récente du contexte opérationnel, appelant à une réévaluation de l’offre du SNU afin de mieux répondre aux priorités nationales. Il a également mis en avant l’importance des mécanismes de redevabilité, tels que le Comité de pilotage conjoint, pour garantir la transparence et l’impact des interventions. Face à des défis majeurs tels que la volatilité économique, les vulnérabilités climatiques et les inégalités multidimensionnelles, Madagascar et le SNU ont renouvelé leur engagement à accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable. Cette ambition repose sur une approche plus intégrée, centrée sur les résultats et soutenue par une mobilisation accrue des ressources.


