La firme canadienne ACPE a fait du système de gestion « Lean » un modèle économique en aidant les organisations locales à acquérir et à intégrer ce principe de gestion. Depuis sa création il y a plus de 20 ans, ACPE est parvenue à se donner une dimension internationale  et dispose d’une représentation à Madagascar.

En matière de management, le terme “Lean” se réfère u mode de gestion allégée ou sans gaspillage, une gestion au plus juste. Le principe trouve sa source au mode de management né au Japon dans les années 1980, à une époque où des multinationales, comme Toyota ou Sony, commençaient à s’attaquer à la toute puissante industrie occidentale. Et l’histoire a donné un large crédit à ce principe sur lequel on prône la production optimisée et adaptée au contexte du marché car les Japonais ont rajouté à ce principe celui du kaizen, ou l'amélioration continue, pour toutes les chaînes de décisions et de productions.

Jean Michel Larouche, patron d’ACPE, soutient que sa société accompagne les entreprises malgaches dans l’implantation d’une culture d’amélioration continue et de leadership au sein de leur organisation. « La pandémie a d’abord été une menace pour nous. Puis, à un moment donné, c’est devenu une opportunité. Il faut savoir que 50 % de nos activités dépendent habituellement du marché étranger. Nous avons des clients en Afrique et une division à Madagascar », a-t-il aussi confié. 

Aussi, quotidiennement, l’équipe d’ACPE se connecte avec la Grande Ile pour s’enquérir des événements et de l’avancement de sa collaboration avec les partenaires locaux. Sa représentation malgache a pu séduire des sociétés d’envergure comme le groupe Star, la société Epsilon ainsi que des entreprises minières. La société met souvent en avant sa collaboration de longue date avec le groupe Rio TInto, le groupe Sherritt, ou encore SNC Lavalin.

Pour Epsilon, une entreprise malgache du secteur textile, ACPE a travaillé avec les facilitateurs certifiés Green Belt pour l’amélioration des fonctions principales du dispositif industriel. Pour ce challenge, la société a intégré un principe qui met le capital humain au cœur des évolutions de la société. Les collaborateurs et les ouvriers ont bénéficié de la gestion révisée pour l’amélioration continue et le développement des compétences, et ont participé à la croissance des activités, même en pleine crise sanitaire, et à la résilience des activités face au contexte. Le système amélioré lui aurait permis la mise en place de plus de 66 nouvelles chaînes de production.