De par son environnement limitrophe préservé, le lac de Mantasoa, situé à une soixantaine de kilomètres d’Antananarivo, bénéficie d’une qualité d’eau idéale pour y produire un caviar de qualité. Et voilà que la société Acipenser décide de relever le méga-défi de placer la Grande Ile sur l’échiquier mondial du caviar.

Acipenser Madagascar ambitionne aujourd’hui de produire le meilleur caviar au monde et prévoie une hausse significative de sa production, pour un chiffre d’affaires compris entre 3 et 4 millions d’euros. Beaucoup de chemin a été fait ces dernières années pour faire connaitre ce produit de luxe. « Aujourd’hui, le Rova caviar trône désormais sur les plus grandes tables du monde », a constaté le média panafricain Jeune Afrique.

Il est même parvenu à séduire des grands chefs cuisiniers à l’instar de Pierre Gagnaire, trois étoiles au Michelin. Pour le chef Lalaina Ravelomanana, premier africain à avoir intégré l’académie culinaire de France en 2010, Madagascar peut désormais caresser le rêve d’intégrer le groupe très restreint de Petrossian, Prunier ou encore Sturia, ces producteurs de caviar de notoriété mondiale qui opèrent depuis plus d’un siècle. 

Pour atteindre son objectif, Acipenser adopte une approche verticale afin que sa ferme puisse garantir une maîtrise totale de la qualité. Cela passe la production d’un Aliment made in Acipenser, une unité écloserie, pré grossissement et grossissement. Selon les stades d’élevages elle dispose de deux sites de production : un site « terre » et un site « cages » directement implanté sur le lac de Mantasoa. 

Les œufs fécondés arrivent d’Europe et sont mis en incubation au sein de ses installations. Chaque lot est envoyé avec son permis CITES respectant ainsi les règles internationales. A partir de leur naissance dans notre écloserie il faudra en moyenne 7 ans pour pouvoir prélever les œufs qui donneront le futur Caviar de Madagascar.

Chaque étape de la vie des esturgeons nécessite un suivi constant et des soins rigoureux. « Le respect de nos animaux est déterminant pour la qualité du caviar. Les paramètres oxygène, température, ph sont relevés quotidiennement. L’état de santé des poissons est suivi par une observation méticuleuse. Chaque donnée relative à l’élevage est enregistrée permettant d’assurer la traçabilité du cheptel », précise la société qui démontre ainsi que rien n’est laissé au hasard pour que tout soit parfait.