Dans le cadre de l'exposition « Nofy an-tsary » (Rêve imagé) de Tahina Rakotoarivony présentée à la Fondation H d’Antananarivo jusqu’au 4 juin, le public est invité à découvrir une œuvre chaque semaine.

Pour le 6ème et dernier chapitre, l’exposition propose « Le vrai sourire ». Dans cette maxime à l’image identique aux autres titres de la série, l’auteur partage une réflexion personnelle à la résonnance particulière. 

Un vrai sourire se partage avec les yeux, avec le cœur, c’est là le message de l’artiste. La toile représente un visage dont seule la partie basse est visible. Nous observons une bouche souriante mais les yeux sont cachés derrière un voile de couleur rouge et rose. Ce sourire en est-il vraiment un ? La trame sur laquelle est posée le visage est noire. Des ronds évanescents dans les tons jaunes sombres encadrent le personnage au sourire crispé.

Pour l’autre toile, c’est le silence. Paradoxalement, la meilleure des communications est parfois l’absence de communication. Le silence permet d’accueillir les émotions de l’autre, de leur laisser une place et d’observer vraiment ce qui se trouve devant nous. Un visage est représenté cette fois encore, mais seule la partie haute est visible, sa bouche est cachée, masquée. Ce visage est celui d’une femme. Trois couleurs dominent le bleu, le rouge et le jaune. La trame est composée de trait de peinture dans les tons des couleurs déjà citées. 

Ce dyptique évoque une dimension du rêve n’ayant rien d’onirique mais qui a trait au regret. Un peu comme lorsque l’on revit une scène dans son esprit en imaginant qu’elle aurait pu être l’issue. Les maximes nous guident vers les scénarios possibles. Libre à nous de les garder en mémoire. 

Pour ces derniers jours, le public est invité à venir peindre le mur. Jauge limité à 6 personnes dans l’espace d’exposition.