Conscient des problèmes de dégradation accrue de l’environnement et la perte de biodiversité liés à la situation économique et la pauvreté, Madagascar entend mettre en œuvre différentes dispositions permettant de faire face aux impacts sur le changement climatique. Ainsi, la promotion des énergies de substitution au charbon de bois et bois de chauffe figure parmi les priorités du gouvernement qui veut, particulièrement, promouvoir le gaz butane.

La Grande Ile veut accélérer dans les initiatives contribuant de manière significative à la réalisation de l’ODD 7, en misant sur l’accès de tous aux services énergétiques fiables, durable et moderne à un coût abordable. C’est dans ce sens que le gaz butane a été proposé pour être exonéré de TVA par le ministère de l’Economie et des Finances courant novembre 2019, cependant le projet n'a pas été adopté par le Parlement. 

En 2020, le ministère revient sur la proposition de modification des dispositions relatives à la fiscalité du gaz butane, avec une collaboration active du ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD), notamment suite à une sollicitation du Comité Malgache Du Butane (CMDB) de diminuer le taux de TVA sur le gaz butane de 20% à 5%. Approuvée par les autorités, une convention de collaboration entre le MEDD, le MEF et le CMDB a été établie en vue de démocratiser l’utilisation du gaz butane à Madagascar.

Comme stipulée dans la convention, cette réduction de taxe va induire, pour cette première année, une distribution gratuite à 15.000 ménages d’un 1er kit complet de bouteille de gaz (consignation, brûleur et fatapera) et une promotion sur 9.000 kits complets de 9 Kg. Objectif : assurer une remise de 80% sur le kit de première acquisition. La mise en vente de bouteilles de gaz de petites capacités (4-5-6 kg) est aussi au programme ainsi que la mise en place d’un système de vente au détail de gaz en station-service, permettant d’accéder à la recharge de gaz butane à partir de 3000 ariary d’achat.

Selon toujours les acteurs de cet accord tripartite, une opération de reboisement d’au moins 60 ha par an sera également menée. A l’issue de ces actions, une baisse conséquente de la déforestation par la réduction de la consommation du charbon et par la hausse de la consommation de gaz est attendue ainsi que la réduction de la pression sur les ressources naturelles par la promotion des énergies alternatives pour une consommation plus responsable. La cérémonie de signature tripartite de la convention a été organisée ce vendredi 2 juillet à Antananarivo.