La réunion de haut niveau organisée par la Banque mondiale pour la reconstitution des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA) s’est ouverte ce jeudi à Abidjan en présence de plusieurs chefs d'Etat du continent africain dont le président malgache Andry Rajoelina. 

Le président de la République de Madagascar et nombre de ses pairs du continent ont débuté ce matin la réunion pour une « reconstitution ambitieuse » des ressources de l’Association internationale de Développement. « Un plaidoyer auprès des principaux donateurs afin de mobiliser au moins 100 milliards de dollars US pour la relance des économies africaines », a rapporté en début d’après-midi le service de communication de la présidence ivoirienne.
 
Le président Alassane Ouattara, l'hôte du sommet, a rappelé « le devoir de solidarité de la communauté internationale vis-à-vis de l'Afrique ». Une chute brutale du taux de croissance, 40 millions de chômeurs, 32 millions de personnes plongées dans l'extrême pauvreté, la crise de la Covid a en effet frappé de plein fouet l’Afrique. Alassane Ouattara qui a aussi soutenu qu’il est « totalement injuste que les pays africains soient limités dans leur financement par des plafonds de déficit qui sont totalement irréalistes au regard de la lutte contre le terrorisme et de la pandémie que nous vivons ».

Le directeur des Opérations de la Banque mondiale Axel Van Trotsenburg, a indiqué que le rendez-vous d'Abidjan vise à trouver un modus vivendi sur le soutien de la Banque au continent, au regard des exigences de développement. « Nous sommes là pour écouter votre vision et votre ambition », a-t-il déclaré. Pour le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, cette vision et cette ambition se résument en une phrase : « La transformation de l'IDA en une association inclusive pour le développement de l'Afrique ».

Quant au directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, il a invité à « revisiter nos modèles de développement » notamment par le lancement d'un « dialogue plus soutenu entre les secteurs public et privé pour créer des chaînes de valeur ».