Selon la représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)  à Madagascar, un appel d’urgence a été lancé à l’attention des partenaires de ressources afin de financer rapidement la réponse à la résurgence acridienne  à Madagascar. Les besoins sont évalués à 6,8 millions de dollars et les spécialistes estiment qu’il faudrait rapidement mobiliser les ressources afin d’éviter que la situation ne soit hors de contrôle.

Madagascar est touché par divers facteurs qui impactent fortement la sécurité alimentaire des populations, leurs moyens d’existence, ainsi que le secteur agricole. En effet, ce dernier est considérablement touché par les aléas climatiques persistants, la fièvre de la Vallée du Rift, qui nuit à la santé animale, la chenille légionnaire d’automne, et les impacts de la maladie à coronavirus. Aujourd’hui, le pays fait face à une nouvelle crise caractérisée par la recrudescence des attaques du criquet migrateur. 

Afin de répondre à cette situation, la FAO et le ministère en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) ont préparé conjointement un Plan d’action rapide, qui sera mis en œuvre et coordonné conjointement par l’Établissement chargé de la lutte antiacridienne, rattaché au MAEP, et la FAO. L’objectif principal est de mettre en œuvre une campagne de lutte antiacridienne par voies terrestres et aériennes et de renforcer les capacités nationales en gestion antiacridienne. 

La campagne devra durer plusieurs mois pour limiter l’augmentation des effectifs acridiens et empêcher l’apparition de nouveaux foyers. En outre, l’intervention rapide dès le stade larvaire, notamment dans les zones enclavées, sera l’approche la plus efficace pour gérer la situation. Le Plan d’action prévoit ainsi de traiter environ 400 000 ha contre le criquet migrateur malgache entre novembre 2021 et mai 2022.

Ainsi, la FAO soutient qu’il faudrait 6,8 millions d’USD pour mettre en œuvre le Plan d’action et lancer la campagne de toute urgence, qui doit coïncider avec la prochaine saison des pluies, les saisons culturales et la période de reproduction du criquet (novembre 2021-mai 2022). La mobilisation de ces fonds permettra d’assurer les approvisionnements et pré-positionnements de tous les intrants et équipements indispensables à la conduite d’une campagne de lutte antiacridienne efficace.