Le Groupe de la Banque africaine de développement, la Plateforme des connaissances sur la croissance verte (GGKP) et d’autres partenaires lancent, le 9 septembre prochain, une nouvelle initiative sur l'intégration du capital naturel dans le financement du développement en Afrique. Madagascar fait partie des pays retenus pour participer au programme.

Cette initiative, appelée Programme sur le capital naturel pour le financement du développement de l’Afrique (Natural Capital for African Development Finance, NC4-ADF), est soutenue par le Fonds mondial pour la nature (WWF), le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à travers son agence dédiée (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, GIZ), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Fondation MAVA, l'Institut international pour le développement durable (IISD) ainsi que le partenariat Economics for Nature (E4N) qui vise à mettre le capital naturel au cœur des économies.

Le lancement du programme, qui se déroulera principalement en visioconférence, sera ponctué par une allocution de Dr Rabah Arezki, économiste en chef et vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement en charge de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances, sur le thème général du webinaire et sa pertinence vers une reprise verte post-Covid 19 en Afrique.

Des représentants gouvernementaux de Madagascar, du Nigeria, de la Tanzanie et du Mozambique, dont les pays participent au programme, prendront part à l'événement, qui regroupera de hauts représentants d’institutions partenaires du programme ainsi que ceux de la Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement, de la Commission de l'Union africaine, entre autres.

« La prise en compte du capital naturel dans le financement du développement est essentielle pour la reprise post-Covid-19, a déclaré Vanessa Ushie, directrice de la Division de l'analyse des politiques au Centre africain des ressources naturelles de la Banque africaine de développement. La Banque reconnaît que les approches fondées sur la nature sont essentielles pour lutter contre les urgences liées à la biodiversité et au climat. Elle déploie ses efforts pour intégrer le capital naturel dans le financement des infrastructures, les investissements et les politiques économiques en Afrique. »