Soku Group est actif dans la conception de logiciels, d’applications web ou mobile et dans l’édification d’architectures “blockchain”. Cette dernière est d’ailleurs sa spécialité du moment et l’entreprise se présente comme parmi les meilleurs architectes “blockchain” en Europe.  

Nafeno Constantin Sobinson, Président Directeur Général de Soku Group, soutien que sa société a été parmi les premiers à se lancer dans cette technologie en 2008 et reste la seule entreprise dirigée par un Malagasy qui œuvre dans la “blockchain”. 

Soku travaille essentiellement avec des pays étrangers puisque les besoins dans le secteur sont encore appelés à se développer à Madagascar. Parmi ses premiers clients par exemple figure Digidom, l’équivalent français de l’EDBM. 

Et c’est justement dans une interview accordée à l’EDBM que Nafeno Constantin Sobinson (NCS) a donné des éclairages sur cette technologie qui fait beaucoup parler d’elle mais qui demeure un mystère pour la très grande majorité de la population.

En tant que technologie de confiance, la “blockchain” est utilisée pour des traçabilités de données administratives, le Ghana par exemple l’utilise dans le cadastre minier. Ou elle peut être également appliquée dans la traçabilité alimentaire sur toutes les chaînes de valeurs.

Cette technologie de transparence se positionne également comme une attestation robotisée dénuées d’erreurs. 

Daprès NCS, la “blockchain” se base sur un système de stockage décentralisé de données (ou) de transactions. Historiquement, son essor a débuté en même temps que le bitcoinlors de la crise financière mondiale de 2008. Il y a eu une perte de confiance envers les banques qui a poussé de nombreuses personnes à créer un système de transaction virtuel et sans intermédiaire. 

Se voulant plus concret, l’entrepreneur souligne qu’il s’agit d’enregistrer les données de transaction sur un réseau depuis sa création jusqu’à son arrivée au destinataire. Le moment exact, la somme exacte et toutes les actions sont auto-enregistrés dans le réseau de bloc. L’utilisateur se sert ensuite d’une clé publique qui servira de traçabilité de son identité (ex: numéro de téléphone) et d’une clé privée (code PIN) pour signer et confirmer la transaction. 

Des ordinateurs en réseau vont alors crypter et enregistrer cette dernière dans un bloc de base de données. La succession de transactions effectuées forme alors des enchaînements de blocs, d’où son appellation. Les données sont publiquement accessibles, enregistrées à vie et ne peuvent s’effacer même quand il s’agit d’une transaction anonyme.