Dans l’attente d’une communication officielle sur les conditions et modalités d'ouverture progressive et partielle de la frontière, attendue pour le mois d'octobre, les compagnies aériennes qui desservent la destination Madagascar naviguent dans le flou et préfèrent jouer la prudence.

Après Ethiopian Airlines, la compagnie Air Austral a aussi annoncé la prolongation de la suspension de ses vols commerciaux réguliers à destination de Madagascar (Ivato et Nosy Be) jusqu'au 31 octobre. Les autres transporteurs comme Kenya Airways et Turkish Airlines ne prévoient pas non plus la reprise des vols réguliers pour le mois prochain.
 
En limitant l'annulation de ses vols réguliers à la première quinzaine d'octobre, Air France maintient, pour sa part, ses vols spéciaux dits de rapatriement à raison de deux fréquences par semaine. La compagnie hexagonale « envisage de nouveaux horaires et une troisième fréquence lors de la reprise des vols commerciaux réguliers, encore espérée pour la seconde quinzaine d'octobre », a indiqué Jean Hervé Fraslin, membre de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). 

Pour le moment, l'accès reste libre dans le sens Antananarivo-Paris et soumis à l'accord des autorités de Madagascar pour chaque passager dans le sens inverse. Les personnes désireuses de voyager doivent se manifester auprès de l’agence Air France d’Antananarivo. Pour La Réunion, deux ou trois vols spéciaux de rapatriement vers La Réunion sont organisés chaque mois sur autorisation ponctuelle. Ils sont affrétés par l’agence BCD Travel.

Selon le quotidien Express de Madagascar, les hésitations constatées concernant la fixation de la date de réouverture des frontières trouvent aussi leurs explications dans les problèmes auxquels Air Madagascar et Tsaradia font toujours face. Les deux transporteurs n’ont plus la flotte adéquate pour assurer leur redécollage et les employés d’Air Madagascar sont montés au créneau dernièrement pour demander à l’Etat une aide financière à court terme.