Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) bénéficie d’une contribution financière du Royaume Uni, à hauteur de 3 millions de livres sterling (4,1 millions USD) pour son assistance aux populations des régions d'Androy, Anosy et Atsimo Andrefana, au sud de Madagascar. Cet appui permettra, selon le PAM, de soutenir une partie des 1,3 million de personnes touchées par la pire sécheresse depuis une décennie dans le sud du pays. 

« Je suis ravi que le Royaume-Uni soit en mesure de contribuer davantage à la réponse humanitaire dans le Sud de Madagascar, après notre contribution faite à l'UNICEF plus tôt cette année. Notre nouvelle contribution au PAM permettra à 100 000 personnes d’acquérir de la nourriture pendant cinq mois. La situation dans le Sud de Madagascar ne fait que renforcer l'importance pour le monde de prendre des mesures concertées contre le changement climatique et de soutenir les pays qui y sont vulnérables lors de la COP26 prévue le mois prochain à Glasgow » a déclaré l’ambassadeur britannique à Madagascar, David Ashley.

Grâce à cette enveloppe, le PAM prévoit notamment d’assister 100 000 personnes au moyen de transferts monétaires au profit des foyers les plus impactés. Chaque ménage recevra ainsi 100 000 ariary par mois pendant cinq mois. « En cette période critique, nous sommes extrêmement reconnaissants du soutien du Royaume-Uni en faveur de notre réponse à l’urgence destinée à soutenir les familles vulnérables dans le Sud de Madagascar. Leur situation alimentaire et nutritionnelle reste particulièrement alarmante alors que nous ne sommes qu’au début de la période de soudure », a déclaré la nouvelle représentante du PAM à Madagascar, Pasqualina Disirio.

Des centaines de milliers de personnes ont besoin d'une assistance alimentaire et nutritionnelle d'urgence dans cette partie de Madagascar, le seul endroit au monde à l'heure actuelle où les « conditions semblables à la famine » ont été provoquées par le climat et non par les conflits. Une diminution drastique des sources de nourriture a contraint les populations à adopter des mesures de survie de dernier recours telles que la consommation d’insectes, de fruits de cactus rouge ou de tubercules.