« L’accès à l’énergie est fondamental, c’est un facteur clé du développement. Le projet hydroélectrique de Volobe démontre qu’une transition énergétique est en marche à Madagascar. Pour Axian, le monde de demain aura besoin d’une énergie propre, renouvelable et abordable pour tous ! », a soutenu dernièrement le groupe dirigé par Hassanein Hiridjee sur sa page Facebook. On ne sait toujours pas en revanche quand les travaux débuteront.

Selon le groupe Axian, près de 2 millions de personnes bénéficieront de l'électricité produite par la centrale hydroélectrique en projet, sans oublier les 1000 emplois directs qui seront créés et les avantages qui devraient booster les activités économiques dans la région Atsinanana et au-delà.

Rappelons que la signature du contrat d’achat d’énergie par la JIRAMA à la Compagnie Générale Hydroélectrique de Volobe (CGHV, consortium porté par Axian) et le paraphe du contrat de concession par l’Etat à la compagnie, ont été effectués en février de l’année dernière. Mais le démarrage des travaux de construction de la centrale, dotée d’une capacité de 120 MW au profit de la région Atsinanana et du Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA), connait des retards. 

Les autorités ont souligné que le projet Volobe figure parmi les stratégies adoptées pour le redressement de la JIRAMA. Le principe est de réduire le coût de revient de cette société d’État qui avoisine les 25 cents dollars, actuellement. Avec le projet, ceci devrait être inférieur à 7 cents dollars. La centrale hydroélectrique prévoit de produire sa première KWH avant 2025.

Fin août, lors d’une rencontre avec les membres de la presse, le ministre en charge de l’Energie, Andry Ramaroson, a déclaré que Volobe fait effectivement partie des grands projets sur lesquels l’Etat mise pour faire passer le taux d’électrification de 15% à 50%. Nous souhaitons, (…) un aboutissement concret du projet qui permettra à l’État d’atteindre l’objectif défini dans les trois axes prioritaires cités par le nouveau ministre de tutelle », a déclaré pour sa part Rémy Huber, Directeur général de CGHV.