Dans l’optique d’alléger le budget santé des ménages, notamment celui des plus vulnérables, le gouvernement veut mettre en place progressivement la « couverture universelle des maladies » qui, dans un premier temps, financera directement les hôpitaux.

Le mois dernier, le président Rajoelina, lors de l'inauguration des nouveaux services d’urgence de l’hôpital militaire d’Antananarivo (HOMI), le plus vieil hôpital de Madagascar fondé il y a 130 ans, a déclaré que « la santé et les soins médicaux sont des droits humains fondamentaux et ne sont discriminatoires à l'égard de personne. C'est la  santé pour tous sans exception ».

La crise de la Covid-19 ayant une fois de plus prouvé les failles structurelles qui caractérisent le système de santé de la Grande-Ile. Rappel a été fait que depuis plus d’un an, le gouvernement a déployé des efforts conséquents tant dans la réponse à la pandémie que dans la dotation de nouvelles infrastructures (centres de soins, laboratoires, fournitures médicales, etc).

Des actions qui s’inscrivent, a-t-on soutenu, dans la nouvelle stratégie de santé nationale. Pour atteindre les objectifs fixés, le gouvernement a déjà mis en place le « Fond d’urgence sanitaire », qui devra financer le nouveau dispositif dans les hôpitaux de chef lieux du pays dont 16 centres hospitaliers régionaux, 102 centres hospitaliers de districts et 20 centres hospitaliers universitaires.

« Pour le gouvernement, l’accès gratuit aux soins passe en effet avant tout par l’optimisation des flux de patients en urgence. La signature entérinant l’engagement pris par l’Etat pour la création de ce fonds s’est effectuée dans la foulée du discours, ce vendredi 15 octobre 2021, au palais d’Etat d’Iavoloha », a rapporté pour sa part l’agence ApaNews. 

Si les traitements ultérieurs seront encore à la charge du patient, le président a promis que des efforts allaient être consentis afin d’assurer une prise en charge rapide des maladies infantiles et des maladies des séniors.