Elle a remporté le prestigieux prix Tusk pour la conservation en Afrique 2021 lors de la finale de ce concours qui s’est tenue ce lundi 22 novembre. Dans le microcosme national de la protection de l’environnement, Julie Hanta Razafimanahaka est présentée comme « la force motrice derrière l'incroyable travail de Madagasikara Voakajy dans la protection du patrimoine naturel de Madagascar ».

Julie Razafimanahaka intègre Madagasikara Voakajy en 2003, une organisation caritative dédiée à la conservation de la biodiversité dans l'est de Madagascar, en tant qu'interne et s'est révélée être une voix énergique en faveur de la protection de la vie sauvage dans un pays connu à la fois pour ses espèces endémiques et pour les menaces systémiques auxquelles elles doivent faire face. 

Elle a fréquenté l'Université d'Antananarivo (Département des eaux et forêts) avant de décrocher  une maîtrise en sciences en écologie appliquée et conservation de l'Université d'East Anglia. À Madagaskara Voakajy, elle a participé à de nombreux projets axés sur la conservation. Elle s'était d’abord intéresse aux chauves-souris entre 2004 et 2007, notamment au Triaenops Menamena, une espèce endémique de la Grande Ile.

Elle est passée de stagiaire à chef de projet chez Madagaskara Voakajy, avant de prendre la direction de l’organisation en 2011. Elle consacrera beaucoup de temps dans les villages pour éduquer les populations locales sur les différentes actions de conservation, en se concentrant en particulier sur le rôle des femmes au foyer dans la perpétuation des efforts de conservation. 

Interrogée sur sa vocation, elle a confié : « Je me suis intéressée spécifiquement à la conservation quand j'ai rencontré pour la première fois l’Indri, le plus gros des lémuriens existant, à l'âge de 13 ans. Ce fut une grande expérience que je continue à vouloir renouveler ». Elle sera alors fortement attirée par le travail de conservation « non seulement pour protéger ces créatures, mais pour voyager dans mon pays et découvrir les différentes espèces sauvages qui y habitent ».