Dans le cadre de la réponse à apporter aux effets de la sécheresse causée par le changement climatique, les autorités du pays ont identifié les axes stratégiques prioritaires consistant en des interventions humanitaires immédiates et des interventions sur le moyen et long terme. C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement conjoint de l'appel éclair révisé pour le Grand Sud par le gouvernement de Madagascar avec les Nations Unies.

Cet appel éclair révisé s'élève à 154.8 millions USD et concerne neuf communes dont trois dans les districts de la région Anosy, quatre dans les districts de la région Androy et deux dans les districts de la région Atsimo Andrefana. Ces communes sont présentées comme les plus menacées mais d’autres localités de cette partie de l’île sont également à surveiller de près.

Dans une communication faite le 18 novembre dernier, le Coordonnateur Résident des Nations Unies à Madagascar, Issa Sanogo, a tenu à remercier les donateurs qui se sont déjà manifestés et a appelé à combler le gap notamment pendant la période critique de soudure jusqu'en avril 2022. Il n’a cependant pas été précisé combien doit-on encore mobilier pour combler le gap.

Pour sa part, le Premier ministre Christian Ntsay a déclaré la semaine dernière qu'il s'agit « d'un changement de paradigme et une obligation qui interpelle le leadership du gouvernement pour aller vers la résilience et le développement du Sud. Une reprogrammation des activités est nécessaire ainsi qu'une meilleure coordination des interventions pour plus d'efficience et d'impacts ».

Rappelons que le 26 octobre dernier, une rencontre entre le Coordonnateur Résident des Nations Unies à Madagascar et le Premier ministre Christian Ntsay a déjà eu lieu pour échanger sur l'appui du Système des Nations Unies (SNU) Madagascar dans le Sud ainsi que de la réalisation du nouveau cadre de coopération entre les Nations Unies et le gouvernement.