Le style et l'artisanat ont été le fil conducteur du dernier défilé Chloé printemps-été 2022 à l’occasion du Fashion Week à Paris. Gabriela Hearst, qui a pris les rênes de la célèbre maison il y a un peu moins d’un an,  s’active pour mettre en orbite une nouvelle approche de la mode responsable, au grand bonheur de son partenaire Akanjo que Vogue a cité dans son reportage sur le “Chloé Craft”.

Pour sa nouvelle collection, Chloé a résolument misé sur “Chloé Craft”. Ce projet qui met en avant l'artisanat indépendant tout en multipliant le nombre de produits faits main dans ses collections. Marquant plus fortement son engagement, Chloé s’est donné comme objectif d’être en tête de liste des maisons les plus en avance en matière de traçabilité et de transparence en musclant son partenariat avec des producteurs locaux dont le malgache Akanjo. 

Selon Vogue, Gabriela Hearst a tenu à révolutionner les processus créatifs de sa maison afin de réduire sensiblement son impact environnemental. Aussi, la dernière collection était composée à 58% de matériaux à faible impact environnemental (contre 40% pour l'automne-hiver 2021-2022 et 55% pour le printemps 2022). « Son crochet, Chloé l'imagine aux côtés d'Akanjo, membre de l'Organisation mondiale du commerce équitable qui s'engage pour la formation et la promotion de l'artisanat tout en prônant l'égalité des salaires et la santé et le bien-être des employés », a souligné le magazine. 

Du côté d’Akanjo, on s’emploie à rappeler que l’entreprise est engagée au quotidien pour la valorisation du travail des femmes et leur accompagnement social. Aujourd’hui, l’entreprise est constituée à 85% de femmes et priorise la garantie de l’égalité salariale, l’accompagnement durant la grossesse, la protection sociale ou encore la création d’une garderie et d’une salle d’allaitement.

Pour rappel, Akanjo est une entreprise créée en 1998. Depuis, elle brode et confectionne des produits pour le prêt-à-porter de luxe et la haute couture. Elle est parvenue à séduire les plus prestigieuses maisons de coutures françaises, du groupe LVMH à Kering en passant par Gucci et Richemont. Akanjo emploie actuellement près de 1500 salariés et dispose de chaînes de montage spécialisées : robes chemisiers jupes flou et grand flou, pièces en cuir, doudounes duvet de canard, jupes et pantalons...