C’était à l’occasion de la 43ème édition des Transmusicales de Rennes, en France, que le groupe Loharano composé de Mahalia Ravoajanahary (chant, guitare), Michael Raveloson (basse, chant) et Natiana Randrianasoloson (batterie, chant) a été approché par la très influente plateforme Pan African Music (PAM).

« Depuis maintenant six ans, ils revisitent le rock-métal en valorisant la culture malgache. Originaires d’Antananarivo, une mégapole de 3,5 millions d’habitants, ils infusent leur musique de multiples influences qu’on retrouve dans leur premier album, Lohamboto (paru en novembre 2021) », a écrit PAM pour amorcer le portrait de cette formation.
 
Et PAM de souligner que les membres du groupe puisent notamment dans des genres populaires malgaches, comme le Tsapiky et le Salegy, pour donner une sonorité particulière à leur « métal ». Pour leur premier concert en Europe, la prestation du trio a été qualifiée de mémorable. « Prestance, justesse et émotions en étaient les maîtres mots ». 

Les « déclarations » distillées entre les compositions ont aussi fait leur petit effet. « Discussion avec un groupe qui, puisant son énergie à la source, dépasse aujourd’hui les frontières de l’île, et redonne espoir à une communauté rock isolée », a lâché PAM en guise de conclusion.

Quant à Loharano, il a terminé l’entretien par : « En fait, on essaye de montrer que c’est aussi de la performance, de la persévérance et qu’il faut taffer pour ça. Tu vas pas te poser chez toi en attendant que les gars d’Hollywood viennent. Il faut savoir où chercher, se forger les bonnes relations, etc. Tout ça c’est du taf »