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ECONOMIE | Réformer au profit des investissements



Selon la dernière note de conjoncture économique sur Madagascar produite par la Banque mondiale, l’activité économique et la création d’emploi ont principalement été bridées par la faiblesse des investissements. Entre 2013 et 2019, les investissements publics et privés représentaient 19 pour cent du PIB de Madagascar (en termes nominaux). La Banque propose ainsi l’engagement de réformes pour accroitre les investissements.

En matière d’investissements, Madagascar a une  moyenne inférieure à celle de la plupart de ses pays pairs et en baisse depuis le début des années 2010, tirée par la frilosité du secteur privé face à un climat des affaires défavorable et à la dégradation des infrastructures. Ce constat de la Banque mondiale qui ajoute que dans l’ensemble, l’accumulation du capital a contribué entre 2 et 4 fois moins à la croissance de Madagascar qu’à celle de pays comme l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Bangladesh ou le Cambodge.

Les niveaux de productivité ont également continué de baisser, en raison de la détérioration des conditions de production dans le secteur agricole et de la faible création d’emplois dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée. Le secteur public a quant à lui progressivement augmenté ses investissements de 2,3 pour cent du PIB en 2012 (un minimum historique) à 5,4 pour cent en 2019, sans pour autant se rapprocher du niveau des pays pairs. 

A remarquer cependant que les prêts du secteur bancaire ont connu un certain redressement en 2021, alors que les liquidités sont restées adéquates, les ratios de fonds propres étaient supérieurs aux exigences minimales et la rentabilité en progression. La résilience du secteur bancaire pour continuer à stimuler le crédit au secteur privé. La transition progressive vers une politique monétaire basée sur le ciblage des taux d’intérêt a favorisé une meilleure transmission de la politique monétaire à l’économie.

D’après toujours la note de la Banque mondiale, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 4,2 pour cent en 2023 (par rapport à une projection précédente de 5,1 pour cent) et 4,6 pour cent en 2024, tirée par un rebond des dépenses de consommation et de l’investissement privé. Mais l’incertitude économique et politique incite les entreprises à retarder ou à réduire leurs plans d’investissement, avec des conséquences négatives pour les perspectives de croissance.

Ce qui amène l’institution de Bretton Woods à recommander l’engagement de nouvelles réformes soutenant la reprise de l’investissement. « En l’absence d’une nouvelle impulsion en faveur de réformes, Madagascar risque d’accroitre son retard de développement », a-t-elle indiqué avant de suggérer au gouvernement malgache de lancer des réformes de grande envergure qui permettront de nouveaux investissements dans les secteurs essentiels à la création d’emplois et à la transformation structurelle, un meilleur accès aux services et infrastructures de base.
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