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PROBLEMATIQUE DE L’EMPLOI | Le FES s’y penche



A Madagascar, 500.000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail. Le pays n’ayant pas de véritable modèle de développement économique, ils viennent s’ajouter au groupe déjà très volumineux de ceux qui sont officiellement inscrits comme demandeurs d’emploi ou qui vivent de l’informel. Ce réservoir de main-d’œuvre est un fardeau mais également un potentiel énorme pour le développement du pays.

Le Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) vient de relayer une  étude effectuée par le Dr. Ramiarison Herinjatovo Aimé, économiste engagé, qui compile et analyse les expériences politiques de Madagascar durant ces dix dernières années, décrivant des atouts et des bonnes pratiques ainsi que des facteurs sous-jacents de blocage à la création d’emplois décents et productifs. 

« Il s’avère que c’est l’orientation de la politique économique typique aux pays de l’Afrique subsaharienne, dont Madagascar, qui serait parmi les causes profondes des échecs. Nous espérons que les différents aspects qui sont soulevés ainsi que les conclusions alimenteront les réflexions, discussions et positionnements éclairés auprès de la politique et d’autres acteurs concernés », a commenté Constantin Grund, Représentant Résident de Friedrich-Ebert-Stiftung à Madagascar.

L’auteur de l’étude soutient pour sa part que pour se développer, les pays de l’Afrique subsaharienne, et Madagascar en particulier, doivent s’appuyer sur l’une de leurs plus grandes richesses, à savoir le dividende démographique à majorité jeune. Pour lui, l’enjeu majeur est de miser sur une stratégie de croissance plus créatrice d’emplois décents en faisant des jeunes une source de prospérité pour la région et non une « bombe à retardement ».

Concernant les bonnes pratiques à démocratiser, l’auteur met en avant la création d’un dispositif de suivi constant de la situation de l’emploi, l’internalisation des externalités positives liées à la formation, l’harmonisation de la certification et de la formation pour une meilleure adéquation emploi-apprentissage  ou encore la multiplication des partenariats directs entre les entreprises et les structures de formation.





Le Dr. Ramiarison Herinjatovo Aimé identifie quatre secteurs comme étant prioritaires pour booster l’offre d’emplois : l’industrie manufacturière, l’agriculture, le tourisme et les TIC. « Ces secteurs ont le potentiel de permettre une répartition géographiques équilibrée des emplois, et ce pour éviter une développement à deux vitesses », soutient-il.

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