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ASSURANCE AGRICOLE | L’IFC pousse à sa mise en place



L’International Finance Corporation (IFC) du groupe de la Banque Mondiale (AfdbGroup) soutient la mise en place et l’opérationnalisation d’un mécanisme d’assurance agricole à Madagascar. L’institution estime « pertinente, faisable et recommandable » cette initiative selon les résultats des enquêtes de lors de la présentation de son rapport d’enquête tenue ce 25 juillet. 

L’information a été relayée par l’agence publique d’information La Dépêche Taratra qui note que la conclusion du rapport s’est basée sur le fait que près de 80 % des personnes et de producteurs enquêtés, de 2021 à 2022, ont exprimées leurs intérêts sur la nécessité d’une assurance agricole face aux dégâts liés aux sècheresses, risques climatiques ainsi qu’aux maladies et autres facteurs nuisibles qui détruisent les produits agricoles.

Quatre types de filière agricoles (riz, maïs, girofle, vanille) ont été spécifiquement enquêtés par l’IFC sous la requête du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), constatant et observant les pertes générées par les paysans et agriculteurs dus aux catastrophes climatiques et autres aléas. Ces quatre filières ont été choisies en raison de leur place dans l’économie de Madagascar, mais également, de leur occupation par rapport aux activités agricoles proprement dit.

Si l’enquête a révélé ce haut pourcentage de niveau d’intéressement à vouloir souscrire une prime d’assurance, elle n’est pas toutefois automatiquement interprétée comme une volonté à transformer l’intérêt en acte. Le paradoxe se matérialise alors par une confrontation entre intérêt et réticence selon l’enquête. Ceci serait dû à un niveau très élevé de manque de connaissances des paysans et producteurs du concept d’un mécanisme d’assurance proprement dit, de sa modalité, des avantages que l’on pourrait y gagner et des procédures de souscription. 

L’assurance agricole dite « assurance indicielle » est le type d’assurance en question. C’est une assurance basée sur le choix et la volonté de chaque intéressé et concernée. Elle implique à sa base un part d’implication financière de chacun, contrairement à l’assurance souveraine dont l’Etat en a le principal souscripteur comme dans le cas de l’assurance ARC. Ce qui a généré une méfiance et un avis mitigé. Ce mécanisme est toutefois accompagné d’un soutien financier et technique de la part de l’IFC du groupe de la Banque mondiale en termes de subvention en fonction du pourcentage des nombres de bénéficiaires ayant exprimé leur volonté à vouloir s’y souscrire. Plus le nombre de souscripteurs est élevé, plus l’importance de la subvention l’est également sans toutefois dépasser un seuil donné.

La spécificité d’un tel mécanisme se trouve toutefois dans le fait que la subvention devrait d’abord transiter par un acteur et partenaire local qui sont les assurances, les banques, les différentes institutions en micro-finances et crédits déjà en place à Madagascar, car l’IFC a avant tout pour mission « de promouvoir le développement économique et améliorer les conditions de vie des populations en favorisant l’essor du secteur privé dans les pays en développement »

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