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MARCHE DU CACAO FIN | Madagascar veut renforcer sa position

Madagascar renforce le positionnement international de sa filière cacao fin avec la signature de l’Accord international sur le cacao de 2026. La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Colbert d'Antananarivo la semaine passée, en présence du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et du secrétaire exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Michel Arrion.


Madagascar renforce le positionnement international de sa filière cacao fin avec la signature de l’Accord international sur le cacao de 2026. La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Colbert d'Antananarivo la semaine passée, en présence du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et du secrétaire exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Michel Arrion.


Selon les explications fournies, la signature de cet accord intervient dans un contexte où Madagascar cherche à renforcer la place de son cacao sur les marchés internationaux. Si le pays demeure un producteur de taille modeste en volume, il bénéficie depuis plusieurs années d’une reconnaissance particulière pour la qualité de sa production. Avec une production annuelle estimée à environ 15 000 tonnes, Madagascar ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux de cacao. Sa filière repose toutefois sur un positionnement différent, fondé principalement sur la qualité et les caractéristiques aromatiques de ses fèves. Le cacao malgache est notamment reconnu dans la catégorie des cacaos fins et aromatiques par l’Organisation internationale du cacao.


Cette spécificité constitue l’un des principaux atouts du pays sur un marché mondial largement dominé par de grands producteurs. Madagascar se distingue également sur le continent africain par la place importante occupée par le cacao entièrement classé comme fin et aromatique. Lors de la cérémonie, les différents intervenants ont souligné la réputation acquise par le cacao malgache au fil des années. Michel Arrion, secrétaire exécutif de l’ICCO, a notamment mis en avant le contraste entre le poids relativement limité de Madagascar dans la production mondiale et la reconnaissance dont bénéficie la qualité de son cacao.


Cependant, cette notoriété internationale renforcée pose la question des retombées économiques pour les différents acteurs de la filière. Les observateurs soulignent en effet que la reconnaissance du produit ne se traduit pas automatiquement par une amélioration suffisante des revenus des producteurs, qui constituent le premier maillon de la chaîne de production. La filière compte environ 45 000 producteurs à Madagascar. L’un des enjeux affichés par les autorités et les représentants du secteur consiste à mieux valoriser leur contribution et à permettre une rémunération plus adaptée à la qualité du cacao produit.


Selon la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, l’adoption du nouvel accord résulte de plusieurs années de participation et de discussions menées par Madagascar dans les instances internationales consacrées au cacao. Les représentants nationaux, notamment le Conseil national du cacao et les services concernés de l’État, ont participé aux travaux ayant conduit à l’élaboration du texte. Pour les autorités malgaches, la signature de l’accord s’inscrit également dans une stratégie plus large de développement de la filière. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a indiqué que le gouvernement entend soutenir à la fois la préservation de la qualité du cacao et l’augmentation de la production.


Ces deux objectifs devront toutefois être conciliés afin que la croissance des volumes ne se fasse pas au détriment des caractéristiques qui ont construit la réputation du cacao malgache. L’amélioration de la production, la valorisation commerciale et une meilleure répartition des revenus apparaissent ainsi comme des enjeux centraux pour la filière. Le nouvel Accord international sur le cacao doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain. Sa mise en œuvre constituera une nouvelle phase pour la Grande Ile, appelée donc à transformer sa reconnaissance sur le marché international en retombées économiques plus concrètes pour les producteurs et l’ensemble de la chaîne de valeur.