Madagascar et le Maroc souhaitent donner plus de vitalité à leur partenariat et examiner de nouvelles possibilités de coopération, notamment dans le secteur des transports. Une première série d’échanges s’est tenue le 23 septembre à Anosy entre l’ambassadeur du Royaume du Maroc à Madagascar, Mohammed Benjilany, et le ministre des Transports et de la Météorologie, Andrianavalona Ramanambola Herizo.
Les discussions ont porté sur plusieurs domaines considérés comme susceptibles de faire l’objet d’un rapprochement entre les deux pays. Le transport aérien figure parmi les principaux sujets évoqués, aux côtés de la météorologie et de l’entretien des infrastructures fluviales. La question de l’entretien et de la valorisation du canal des Pangalanes a notamment été abordée. À ce stade, les échanges demeurent exploratoires. Ils doivent permettre d’identifier les domaines dans lesquels une coopération technique ou institutionnelle pourrait être développée, avant d’éventuelles discussions sur des accords plus précis. La démarche pourrait ainsi déboucher, à terme, sur des partenariats définissant les modalités d’intervention et les responsabilités de chaque partie.
Dans le secteur aérien, les discussions pourraient notamment concerner le partage d’expériences et de compétences, ainsi que les conditions permettant de développer les échanges entre les deux pays. La météorologie constitue également un domaine dans lequel la coopération technique peut jouer un rôle, notamment au regard des besoins liés à la sécurité des transports et à l’amélioration des services météorologiques. Le canal des Pangalanes ouvre, pour sa part, un autre champ de réflexion. Cet axe fluvial, qui s’étend sur la côte est de Madagascar, constitue une infrastructure à la fois économique et territoriale. Son entretien pose des enjeux réguliers en matière de navigation, de circulation des populations et d’activités locales. La possibilité d’un accompagnement ou d’un échange d’expertise avec le Maroc devra toutefois être précisée dans les prochaines étapes des discussions.
Lors de cette entrevue, la partie malgache a souligné son orientation vers une politique de coopération avec les partenaires étrangers fondée sur des intérêts réciproques et des résultats concrets. Le ministre Andrianavalona Ramanambola Herizo a ainsi insisté sur la nécessité de privilégier des partenariats « gagnant-gagnant », susceptibles de déboucher sur des engagements clairement définis et mutuellement avantageux. De son côté, la partie marocaine a fait part de sa disponibilité à accompagner Madagascar dans plusieurs domaines relevant des transports et de la météorologie. Cette ouverture constitue une première base de travail, mais ne préjuge pas encore de la conclusion d’accords.
Rappelons enfin que le Maroc et Madagascar sont liés par un accord des Services Aériens (ASA) depuis près de 20 ans. Ce mémorandum d'entente constitue un cadre juridique des liaisons aériennes entre les deux pays. De plus, il reflète la politique de libéralisation du transport aérien et d'ouverture, adoptée par les deux pays, et tient compte de la sûreté et de la sécurité exigées dans le contexte actuel ainsi que de l'évolution des règles commerciales et des formes de coopération dans le domaine du transport aérien. L'accord signé accorde à chacune des parties contractantes le droit de désigner une ou plusieurs compagnies pour les services aériens. Il prévoit aussi la libre détermination, par les compagnies désignées, de leur capacité et de leur tarif, ainsi que la possibilité de conclure des accords de coopération dans le domaine commercial.


