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HYDROCARBURES | Qui pourrait succéder à OQ Trading ?

Le contrat d’approvisionnement en produits pétroliers de Madagascar entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs mois durant lesquels OQ Trading, la branche de négoce du groupe pétrolier omanais, a assuré l’essentiel des importations de carburants blancs, l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) lance une nouvelle procédure pour sélectionner le ou les fournisseurs du premier semestre 2027. À ce stade, aucun successeur à OQ Trading n’a encore été désigné.


Le contrat d’approvisionnement en produits pétroliers de Madagascar entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs mois durant lesquels OQ Trading, la branche de négoce du groupe pétrolier omanais, a assuré l’essentiel des importations de carburants blancs, l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) lance une nouvelle procédure pour sélectionner le ou les fournisseurs du premier semestre 2027.


L’appel à manifestation d’intérêt, première étape de la procédure, a été lancé le 28 septembre et doit rester ouvert jusqu’au 5 octobre. L’avis officiel de l’OMH concerne la fourniture de gasoil 50 ppm, de DPK et de Mogas 95, pour la période allant du 1er janvier au 30 juin 2027, avec une livraison prévue à Toamasina. Jusqu’ici, la procédure d’approvisionnement était organisée avec le concours du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM). La réforme confie désormais directement à l’OMH la centralisation, l’organisation et la gestion des appels d’offres internationaux relatifs à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.


Cette évolution cadre avec la réorganisation du secteur pétrolier aval et vise notamment à renforcer la transparence du processus de sélection. Le GPM conserve pour sa part son rôle de coordination des acteurs du secteur et de représentation de ses membres. La première sélection doit permettre d’identifier les opérateurs capables de participer à la phase suivante de l’appel d’offres. Les critères annoncés portent notamment sur la capacité financière des candidats et leur expérience dans le transport maritime. Un point déterminant pour un marché insulaire où la disponibilité du produit dépend autant de la capacité d’achat que de la fiabilité de la chaîne logistique.


Le changement de fournisseur ne sera pas immédiat. OQ Trading, reconduit en mai 2026 pour la période allant jusqu’à novembre, continuera finalement à assurer les livraisons jusqu’à la fin décembre. Cette prolongation doit éviter une rupture entre le dispositif actuel et celui qui entrera en vigueur au 1er janvier 2027. Le choix du négociant omanais avait confirmé sa place dans l’approvisionnement du marché malgache. Son remplacement intervient alors que les conditions internationales restent particulièrement sensibles aux variations du prix du pétrole et aux coûts du transport maritime. Le 25 septembre, l’OMH affichait ainsi un Brent à 123,02 dollars le baril, tandis que les prix à la pompe fixés depuis le 5 septembre s’établissaient à 5 300 ariary le litre pour le supercarburant, 4 860 ariary pour le gasoil et 3 710 ariary pour le pétrole lampant.


L’importation des carburants conditionne directement le fonctionnement des transports, de l’industrie, de la production électrique et d’une large partie de l’activité économique. Les épisodes de tension observés en 2026 ont rappelé la vulnérabilité logistique d’un marché insulaire. L’OMH devra donc arbitrer entre plusieurs impératifs : sécuriser les volumes, maîtriser le coût global de l’approvisionnement et maintenir une régularité des livraisons. L’exigence d’une expérience dans le transport maritime traduit cette préoccupation. Dans la nouvelle architecture, la capacité à acheminer effectivement les produits jusqu’à Toamasina devient une composante explicite de la qualification des candidats.


"Le marché devrait attirer de grands négociants internationaux disposant de capacités financières et logistiques importantes, à l'instar de Vitol, Trafigura ou Mercuria, sous réserve qu’ils satisfassent aux critères de l’OMH. Des acteurs déjà présents dans la région pourraient également se positionner. Le contexte récent montre notamment l’intervention de Sahara Energy, trader nigérian, dans l’approvisionnement de Madagascar", analyse Roberto Parker, un observateur de longue date de l'évolution du secteur pétrolier aval de l'Afrique australe et de l'océan Indien.