La délégation malgache est conduite par le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Pr Jean Maharavo. Cette réunion constitue un cadre de discussion majeur pour les pays dépendant des ressources aquatiques, alors que la pression exercée sur les écosystèmes marins et les enjeux liés à la sécurité alimentaire occupent une place croissante dans les politiques publiques. Pour Madagascar, les discussions revêtent une importance particulière compte tenu de la place occupée par les activités de pêche dans les économies locales et dans les moyens de subsistance de nombreuses communautés côtières. Le secteur contribue à l’approvisionnement alimentaire, aux revenus des ménages et à l’activité économique dans plusieurs régions du pays.
La Grande Ile entend notamment mettre en avant la pêche artisanale, dont le développement reste lié à l’accès aux équipements, aux infrastructures, aux marchés et à une meilleure gestion des ressources. La question de la durabilité apparaît ainsi étroitement associée aux conditions économiques et sociales des communautés qui dépendent directement de la mer et des autres ressources aquatiques. L’aquaculture constitue un autre axe mis en avant par Madagascar. Le pays souhaite favoriser son développement dans une perspective durable, avec l’objectif de diversifier les sources de production halieutique tout en limitant les pressions exercées sur les ressources naturelles. Cette orientation s’inscrit également dans les efforts visant à renforcer la sécurité alimentaire et à créer de nouvelles opportunités économiques.
La lutte contre la pêche illicite figure par ailleurs parmi les enjeux suivis par Madagascar. Le contrôle des activités en mer, la coopération entre États et le renforcement des mécanismes de suivi sont considérés comme des éléments essentiels pour préserver les ressources et garantir des conditions de concurrence équitables pour les opérateurs respectant les règles. Selon toujours les explications fournies, la participation au COFI 37 offre à Madagascar l’occasion de renforcer ses relations avec la FAO, les autres États membres et les différents partenaires intervenant dans le secteur. Elle peut également permettre au pays de faire valoir ses contraintes spécifiques et de rechercher de nouveaux appuis pour ses politiques liées à l’économie bleue.
La stratégie affichée consiste ainsi à mieux valoriser le potentiel des ressources aquatiques sans compromettre leur renouvellement. Pour la Grande Île, l’enjeu est de faire de la pêche et de l’aquaculture des secteurs davantage créateurs de revenus et d’emplois, tout en assurant la préservation des écosystèmes. Une approche qui place les communautés locales et la gestion à long terme des ressources au centre des ambitions nationales.


