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TRESOR PUBLIC | Première ouverture vers l'IA

L’intelligence artificielle commence à s’intégrer dans les pratiques professionnelles de l’administration publique malgache. Une session de formation consacrée aux usages de l’IA dans l’administration s’est tenue mardi dernier, réunissant notamment la directrice générale du Trésor public, Mbinison Dorette Ratsiavahana, et plusieurs de ses collaborateurs.


Une session de formation consacrée aux usages de l’IA dans l’administration s’est tenue mardi dernier, réunissant notamment la directrice générale du Trésor public, Mbinison Dorette Ratsiavahana, et plusieurs de ses collaborateurs.


Organisée en partenariat avec le Projet Pôles Intégrés de Croissance (PIC), coordonné au niveau national par Ladislas Adrien Rakotondrazaka, cette initiative s’inscrit dans une démarche de sensibilisation et de montée en compétences des responsables publics. Il s’agit notamment de mieux comprendre les possibilités offertes par les outils d’intelligence artificielle et d’identifier les applications susceptibles d’être pertinentes dans le fonctionnement quotidien des administrations. Au sein du ministère de l’Économie et des Finances, le Trésor public entend ainsi expérimenter une approche qui pourrait progressivement concerner d’autres structures. Dans son intervention, la directrice générale a souligné l’intérêt d’ouvrir la réflexion sur les nouvelles technologies et leur contribution potentielle à l’évolution des méthodes de travail du secteur public.


La formation ne s’est toutefois pas limitée à une présentation des capacités de l’intelligence artificielle générative. Les participants ont également été amenés à examiner leurs propres pratiques professionnelles afin d’identifier les tâches pour lesquelles ces technologies pourraient apporter un gain d’efficacité. La rédaction, la recherche et la synthèse d’informations, l’analyse de documents ou encore certaines opérations de traitement de données figurent parmi les domaines dans lesquels l’IA peut, selon les cas, constituer un outil d’appui. Une partie importante des travaux a porté sur la formulation des requêtes adressées aux systèmes d’intelligence artificielle. Cette dimension, souvent désignée sous le terme de « prompting », constitue un enjeu particulier dans un environnement administratif où la fiabilité de l’information demeure essentielle. Une requête imprécise peut en effet produire une réponse incomplète, approximative ou erronée. 


"La maîtrise de ces outils suppose avant tout de savoir formuler les demandes, vérifier les résultats obtenus et conserver un regard critique sur les informations générées", a-t-on expliqué. Les participants ont également approfondi le fonctionnement des LLM (Large Language Models), les modèles de langage qui constituent l’une des principales technologies utilisées par les applications d’IA générative. La compréhension de leurs mécanismes doit permettre aux agents publics de mieux apprécier leurs possibilités, mais également leurs limites. "L’introduction de l’IA dans l’administration ne se résume pas à l’adoption de nouveaux logiciels. Elle implique aussi une évolution des compétences et des méthodes de travail", a-t-on également indiqué.


Dans cette perspective, la formation menée au Trésor public constitue une première étape visant à favoriser un usage plus structuré de ces technologies. À terme, l’enjeu pour l’administration sera de déterminer les applications offrant une réelle valeur ajoutée, tout en maintenant les exigences de contrôle, de confidentialité et de qualité propres au service public. L’objectif affiché est de parvenir à des gains de productivité, sans substituer l’outil technologique à l’expertise et à la responsabilité des agents.