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MAHEFA RANDRIANARIVELO | Un surréaliste fan de Wes Anderson



Né à Antananarivo en 1991, Mahefa Dimbiniaina Randrianarivelo est un photographe surréaliste malgache. Après avoir pratiqué le graphisme et la peinture numérique, il choisit de travailler la photographie pour s'exprimer. Inspiré par les grands noms du surréalisme comme René Magritte, Claude Cahun, Man Ray, et plus récemment, Erik Johansson ou Grégory Crewdson, sa principale source d'inspiration reste le cinéaste Wes Anderson.
 
En 2022, il est le lauréat du prix Paritana, prix d'art contemporain malgache. Son travail traite du rôle de l'individualisme dans l'évolution de la société contemporaine. S'exprimant à l'aide de la photographie surréaliste et du portrait créatif, ses sujets, souvent humains, véhiculent l'importance de l'acceptation de soi, de son identité, dans une société très critique qui a tendance à imposer ses valeurs aux autres.
 
« Les personnages de ses œuvres dégagent une impression de sérénité, et inspirent à la recherche de soi, de ses rêves, de ses ambitions. L'artiste est persuadé qu'une société ne peut survivre qu'en donnant de l'importance à chaque individu », a écrit la Cité internationale des arts à laquelle il a accordé un entretien.
 
Bénéficiaire du programme de résidences pensé par la Cité internationale des arts et la Fondation H, il a été questionné sur que qui est le plus significatif pour lui de cette nouvelle expérience. Réponse : « C’est la première fois que je viens en Europe, et surtout à Paris. Découvrir une si belle ville, et vivre au cœur de cette culture est pour moi une expérience unique. Vivre parmi les résidents de la Cité, venus de partout dans le monde, m’a permis de connaître d’autres cultures, d’autres valeurs, qui m’alimentent, non seulement socialement, mais surtout culturellement et artistiquement ».
 
En tant que photographe, qu’est-ce qui l’a mené́ à employer ce medium d’expression et comment vous l’êtes-vous approprié ? Et Mahefa Dimbiniaina Randrianarivelo d’expliquer qu’il a toujours été attiré par les arts visuels. « Je me suis essayé au dessin, mais j’étais trop concentré sur la technique. La photographie par contre, m’est venue assez naturellement. J’aime créer des mondes, parler de sujets qui m’interpellent, parler de moi. La photographie m’a permis de m’exprimer sans limites. J’adore cet aspect de la photographie qui représente le réel, mais qu’on peut manipuler pour montrer tout ce dont on rêve ».
 
A savoir que l’artiste a choisi le projet « Ho Nofy Ihany » (Rien qu’un rêve) pour sa résidence. C’est pour lui un moyen de parler de son processus de création, de montrer comment il écrit avant de penser au concept que qu’il veut créer, comment il choisit le lieu, les accessoires, les modèles et les couleurs qu’il utilise dans ses compositions photographiques.

« Derrière cet aspect très personnel de mon projet, je parle aussi des différences d’opportunités auxquelles nous sommes confrontés en fonction de nos origines, de notre genre et de notre religion ; parce que nous vivons dans un monde où nous avons l’impression d’avoir accès à tout, mais en réalité, nous sommes assez restreints dans nos choix de vie, qui dépendent d’autres paramètres que nous ne contrôlons pas toujours », a-t-il aussi confié avant d’ajouter que « c’est le même processus de choix qui se présente à moi quand je crée mes images. Il y a des sujets dont je ne peux pas parler, car ils sont trop sensibles, des endroits où je ne peux pas aller, des accessoires que je ne peux pas trouver ».
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