En marge de la Semaine de haut niveau de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, Madagascar multiplie les échanges avec des responsables d’organisations internationales et des acteurs du secteur privé. Ces rencontres interviennent alors que les dirigeants mondiaux sont réunis à New York autour du thème de la restauration de la confiance et de la transformation de l’action multilatérale.
Le Président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, s’est notamment entretenu avec Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA). Les discussions ont porté sur le financement et le développement du secteur agricole. Pour Madagascar, l’enjeu concerne notamment la capacité à mobiliser des ressources supplémentaires en faveur d’un secteur confronté aux défis de la productivité, de l’accès au financement et de la résilience des exploitations. La dimension financière et technologique a également été abordée lors de l’échange avec Roger B. Jantio, directeur général et PDG de Sterling Merchant Finance Ltd. Les discussions ont porté sur l’intelligence artificielle, la finance ainsi que sur la contribution de la diaspora au développement.
Selon les explications fournies, ces thématiques ouvrent un champ de coopération qui dépasse les mécanismes traditionnels de financement, en mettant l’accent sur les technologies et la mobilisation de compétences. La rencontre avec Alexander De Croo, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a pour sa part porté sur le renforcement de la coopération entre Madagascar et l’agence onusienne. Nommé à la tête du PNUD en décembre 2025, l’ancien Premier ministre belge inscrit son mandat dans une approche mettant notamment l’accent sur les partenariats, l’innovation et la diversification des sources de financement du développement.
Cette orientation rejoint plusieurs des préoccupations exprimées par Madagascar. Le PNUD travaille avec les gouvernements, les institutions financières internationales, le secteur privé et d’autres partenaires afin de financer et de mettre en œuvre des programmes de développement. Les échanges avec le Dr Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour l’Afrique au département d’État, ont également porté sur de nouvelles perspectives de collaboration. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche plus large visant à maintenir et à développer les relations de Madagascar avec différents partenaires internationaux. Pour le Ministère des Affaires Etrangères, la multiplication de ces contacts donne à voir plusieurs priorités : attirer davantage d’investissements, diversifier les sources de financement, accéder à de nouvelles expertises et renforcer les coopérations sectorielles.
Les domaines évoqués — agriculture, finance, intelligence artificielle, développement et coopération internationale — correspondent à des enjeux qui nécessitent des ressources publiques et privées ainsi que des compétences spécialisées. "Pour Madagascar, la séquence new-yorkaise constitue un espace de dialogue diplomatique et économique. La concrétisation de ces échanges dépendra toutefois de la capacité à transformer les discussions en projets, financements, accords de coopération et programmes opérationnels. Les rencontres constituent une étape dans cette démarche, sans préjuger de leurs résultats à long terme", a-t-on aussi fait savoir.


