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Exportations | Perspectives plus engageantes



Selon la Banque centrale de Madagascar, même si le ralentissement de l’économie mondiale se poursuivra jusqu’à la fin de cette année et sur l’année 2023, la Grande Ile devrait pouvoir tirer son épingle du jeu dans le secteur des exportations. 

Selon les prévisions de la Banque centrale, les exportations nettes devraient ainsi poursuivre la tendance haussière, dont la valeur passerait de -9,8 % du PIB en 2021 à -8,9 % en 2022. Toutefois, la hausse des prix à la consommation pourrait impacter la confiance des ménages, entraînant une plus grande baisse de la consommation finale, ce qui pourrait ralentir la dynamique de croissance et impacter sur les chiffres du commerce extérieur. 

Malgré ces incertitudes, les exportations de biens devraient être revigorées par une demande mondiale dynamique, notamment pour les produits miniers tels que le nickel et le cobalt avec la hausse des prix au niveau international. Les exportations de vanille, de girofle ainsi que celles des entreprisses franches verront aussi leurs valeurs augmenter sur l’ensemble de l’année. En face, les importations seront stimulées par la croissance, même si un fléchissement des prix n’est attendu qu’à partir de 2023. Enfin, Banky Foiben’i Madagasikara estime la hausse des exportations de l’industrie extractive fera progresser les flux d’IDE.

De ce fait, les paiements extérieurs demeureront soumis à la situation internationale en 2022. Les transactions courantes pourraient se solder par un déficit plus prononcé comparativement en 2021, en raison de l’accélération des importations de biens et services et ce, malgré la bonne progression des exportations. Mais il faut suivre de près l’appréciation du dollar américain et les contraintes au niveau des importations de biens et services. A cela s’ajoutent les chocs sur les prix de l’énergie et des produits alimentaires. 

« Malgré les perturbations dues aux différents chocs, l'économie malagasy continue de se redresser en 2022. L'activité devra se raffermir, tirée par l'investissement public et la demande extérieure. Les projections du cadrage macroéconomique tablent sur une croissance du PIB de l'ordre de +3,6 % en 2022, après +4,4 % en 2021. La performance des secteurs secondaire (8,3 %, contre 18,6 %) et tertiaire (3,9 %, contre 3,4 %) déterminerait l'évolution de la production globale. Elle s'explique par la croissance des industries extractives (16,6 %) et alimentaires (7,2 %), et l'essor des activités de services liés au tourisme », peut-on aussi lire dans la note de conjoncture produite par la Banque centrale.

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